Sous le même toit – Chapitre 61

Quelqu’un tenta d’ouvrir la porte, mais celle-ci étant verrouillée, toqua à la porte. Laure repoussa Nathalie et commença à paniquer. Elles étaient presque en train de faire l’amour dans la salle de bain d’un collègue des parents. Heureusement que Nathalie avait fermé la porte à clé, mais qu’allait on penser du fait qu’elles se soient enfermées. Elle se retourna pour observer son reflet. Elle était toute rouge, évidemment. Impossible de passer inaperçue !

– Laure, du calme ! Murmura Nathalie, se voulant rassurante. Personne ne remarquera rien.

Comme la personne derrière la porte s’impatientait, Nathalie ouvrit. Le monsieur chauve et bedonnant grommela un « qu’est ce que vous fichez enfermées », et les jeunes filles sortirent. Laure gardait la tête baissée, dissimulant la rougeur de ses joues.

– N’aies pas l’air si coupable ! Souffla Nathalie tandis qu’elles regagnaient leur table.

Le reste de la soirée s’acheva tranquillement, sans prises de tête. Francis et Estelle décidèrent de partir peu après le dessert. Le trajet en voiture s’effectua en silence. A l’arrière, les deux amoureuses ne se lâchaient pas du regard. Toutes deux attendaient la même chose avec impatience.

A peine Laure était rentrée dans sa chambre qu’elle reçut un message sur son téléphone. Sachant sans même regarder de qui provenait le sms, elle sourit.

« Interdiction d’enlever cette robe ! C moi qui fais. »

« Pareil pour toi. 😉 »

Laure éteignit la lumière et s’assit sur son lit, attendant que la maison devienne silencieuse et que Nathalie puisse la rejoindre. Elle se mit à bailler. Il était très tard.

Bon sang, faut pas que je m’endorme.

L’adolescente n’eut pas à attendre très longtemps avant que la porte de sa chambre ne s’ouvre lentement. Elle alluma sa lampe de chevet. Nathalie avança vers elle, dans sa robe si sexy, mais pieds nus, souriante et magnifique. Laure prit la main tendue vers elle et se retrouva debout, face à son amante.

– On en était où ? Souffla celle-ci.

– Aucune importance ! Répondit sa petite-amie avant de poser ses lèvres sur les siennes.

La température monta très vite dans la chambre. Les mains se firent baladeuses et les baisers passionnés. Les filles laissaient désormais libre court à toute l’excitation accumulée pendant cette soirée. Alors que Laure était prête à faire l’amour tout habillée, Nathalie la stoppa, non sans mal.

– Quoiii ? demanda l’adolescente, surprise, et avec l’air un peu désespéré d’un enfant à qui on vient de retirer un bonbon.

– Ce serait dommage de prendre le risque de déchirer les robes dans le feu de l’action. J’aimerais bien la revoir sur toi un jour.

Cela n’arrivera pas avant trèèèèèès longtemps !

Laure hocha la tête et laissa Nathalie lui ôter sa robe, lentement, faisant fi de son impatience. Puis, à son tour, elle dévêtit sa petite-amie, avec bien plus d’empressement, avant de la pousser vers le lit.

– Je t’aime.

– Moi aussi je t’aime.

Allongées côte à côte, en sueur, après leurs ébats torrides, les deux jeunes filles reprenaient leur souffle. Un silence paisible s’installa. La plus jeune bailla.

– Je devrais peut-être retourner dans ma chambre. Déclara Nathalie.

– Non. Pas tout de suite !

Laure posa un bras en travers de son amante et se colla à elle.

– Chérie, tout à l’heure avant de partir, Ethan t’a pris à part. Il te voulait quoi ?

– Echanger nos numéros et se revoir.

Laure grimaça à cette réponse.

– Et tu lui as répondu quoi ?

– Que je n’étais pas intéressée.

– Et il l’a bien pris ?

– Ouais. Il était juste déçu et il ne comprenait pas trop pourquoi.

L’adolescente eut de la compassion pour le jeune homme à cet instant. Mais elle était surtout contente que Nathalie ne le revoie plus.

– Bon, il est trois heures, il est temps qu’on aille faire dodo.

– Je veux pas.

– C’est toi pourtant la raisonnable entre nous deux d’habitude.

– Oui. Mais tu vas me manquer !

– Mais non, tu dormiras. Et on se revoit tout à l’heure.

– Mais non, pas là ! Tu vas me manquer quand tu vas partir.

Nathalie allait en effet passer tout le mois de juillet avec sa mère.

– Toi aussi. Mais il nous reste encore une semaine pour en profiter.

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