Joy Loukas – Chapitre 19 : Monsieur Porrin

_ Encore vous ! Fichez le camp, je ne vous donnerai rien ! grogna le petit homme joufflu derrière son bureau qui devait être monsieur Porrin.

Nous étions entrés dans un bureau, Lilia en tête, moi fermant la marche.

_ Nous ne partirons pas avant d’avoir notre salaire. Déclara Bog.

_ Vous n’aurez rien du tout, vermines !

_ Vous allez leur donner tout ce que vous leur devez et sans faire d’histoires. Dit Lilia d’un air tranquille tout en se regardant les ongles.

Je souris car elle n’était pas du tout intimidante. Vêtue de vêtements légers très féminins et absorbée par ses ongles vernis, elle ressemblait plus à la demoiselle en détresse qu’à une combattante.

_ Oh, vous avez emmené vos petites copines ! Trop mignon ! Ricana Monsieur Porrin.

_ Ce ne sont pas nos petites copines.

_ Je me moque de savoir qui elles sont. Si vous ne déguerpissez pas tous rapidement, j’appelle mes hommes.

_ Mais faites donc ! Le provoqua Lilia.

Il secoua une clochette, et quatre hommes baraqués surgirent derrière nous. Ils étaient armés de longs couteaux. Je pris en main mon épée. Je n’avais aucune peur, ils ne tenaient même pas bien leurs couteaux.

_ Dégagez-les ! ordonna le joufflu.

Lilia vint se placer devant Bog et Récoum, sans même sortir son couteau. Elle arborait un grand sourire. Si cela était destiné à déstabiliser nos adversaires, c’était réussi mais inutile.

_ Je vous conseille de vous en allez si vous ne voulez pas avoir mal. Prévint la blondinette.

Les grosses brutes se mirent à ricaner.

_ C’est vous qui allez avoir mal. Dit celui qui était le plus proche de moi avec un air menaçant. Nous allons vous tailler en pièces.

J’abattis mon épée sur son couteau, le désarmant aussitôt, à sa grande surprise.

_ Apprends d’abords à tenir une arme. Répliquai-je.

Ses comparses chargèrent. Je désarmai un deuxième de la même manière et l’assommai à moitié avec le pommeau de mon arme. Un seul coup de pied suffit à la blondinette pour en mettre un hors service. Elle attrapa un autre et le balança par la porte sans aucun effort. Celui que j’avais désarmé en premier s’enfuit sans demander son reste.

Je me retournai vers monsieur Porrin qui était tétanisé.

_ C’est tout ce que vous avez ? Demandai-je, sarcastique.

_ Maintenant, payez-nous. Dit Récoum d’une voix qui se voulait assurée, mais je remarquai qu’il avait été fort impressionné.

L’homme s’exécuta aussitôt.

_ Si j’apprends encore que vous ne payez pas vos employés, je reviendrai vous voir. Menaça Lilia.

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