Joy Loukas – Chapitre 18 : Première mission

Nous étions dans la voiture de Bog et Récoum. Pour une raison qui m’échappait, Lilia assise à côté de moi à l’arrière me jetait des regards amusés. Je ne m’amusai pas du tout moi. J’étais au contraire très tendue.

_ Vous êtes sûrs que vous êtes capables de nous aider ?

_ Votre employeur est humain ? demanda la blondinette en retour.

_ Oui.

_ Alors ce sera facile. Ne vous inquiétez pas, il vous donnera tout ce qu’il vous doit.

_ Il n’est jamais seul. Il a des gardes du corps et ils sont armés.

_ Nous aussi nous sommes armées. Répondit Lilia.

Les deux démons semblaient sceptiques, sans doute parce que nous étions deux jeunes filles.

_ Il consiste en quoi votre travail ? Demandai-je.

Quelque chose dans mon ton avait eu l’air d’irriter Bog.

_ Ouvriers sur un chantier. Répondit-il.

_ Nous y travaillons depuis quatre mois. Et nous n’avons jamais été payés. Ajouta Récoum.

_ Et c’est seulement après quatre mois que vous réclamez une paie ? Rétorquai-je.

_ Vous ne nous croyez pas ? Vous vous méfiez de nous ! Je croyais que vous deviez nous aider ! S’énerva Bog.

_ Du calme ! Intervint Lilia, toujours amusée, avant que je ne puisse répliquer. C’est sa première mission.

Elle me fit un clin d’œil. J’avais l’impression qu’elle se moquait de moi, et cela m’énervait.

_ Nous avons demandé plusieurs fois à monsieur Porrin de nous payer. Mais il trouvait toujours des excuses. Et puis finalement, il nous a menacés de nous tuer. Un ami nous a alors parlé de Dante & cie. Expliqua Récoum, plus calme que son collègue.

_ J’espère que vous arrêterez de travailler pour cet homme. Dit la démone.

_ Nous avons nos lettres de démission. Monsieur Dante nous a promis de nous trouver un autre travail. Parce que nous avons une famille à nourrir.

Récoum sortit de sa poche une photo et nous la tendit. Il y avait dessus six enfants démons qui ressemblaient à peu près à ce démon. C’était la deuxième photo de petits démons que je voyais en deux jours. Je repensai à Max. Je l’avais rencontré la veille au soir. Son apparence m’avait mise mal à l’aise. Mais je l’avais vu jouer avec sa petite sœur comme n’importe quel gamin l’aurait fait. C’était juste un enfant, comme ces petits sur la photo. Il fallait juste que je ne fasse pas attention à leur apparence.

_ Nous sommes arrivés. Dit Bog.

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