Écriture (2012)

Je dirai qu’une histoire ne doit être faite que pour passer une émotion, une sensation qui chez toi passe très bien !

Quelqu’un m’a dit cela après avoir lu une de mes histoires. Je ne peux que dire que j’approuve entièrement. Emotion ! C’est exactement ce à quoi je pensais ces derniers jours lorsque la fièvre de l’écriture s’est emparée de moi. Ces pensées qui me trottent dans la tête, telle une mélodie qui passe et repasse en boucle, il fallait que je les transforme en mots.

Ecrire, c’est plus qu’un exercice, c’est plus qu’une envie, c’est plus qu’une passion ! Ecrire est pour moi un besoin vital. L’écriture me rend entière, complète.

Lorsque j’écris, le vide que je peux ressentir parfois n’existe plus. Je sais qu’enfin, je vis ! Mon existence a enfin un sens. Je vis pour écrire, aussi sûrement que j’écris pour me sentir en vie.

Rien ne me fait me sentir aussi bien que lorsque j’écris, pas même l’amour. C’est plus fort que cela. C’est un sentiment hors-catégorie. Cela transcende tout ce qui existe.

L’écriture fait partie de moi.

Lorsqu’elle se refuse à moi, lorsque ma page reste blanche après des heures, le sentiment de vide n’est que plus présent. Mon monde s’écroule. J’en veux à cette fichue inspiration de me laisser tomber.

Et puis, les mots viennent. Les phrases s’inscrivent sur ma page, refermant toutes les blessures que je peux avoir. Je me sens bien, juste bien. Je suis moi, enfin !

Mais c’est quand mes doigts s’activent sur le clavier à toute vitesse, quand l’écriture a du mal à suivre le cours de ma pensée, que je décolle. Je décolle aussi sûrement et avec bien plus d’intensité que si j’avais consommé de la drogue. Je suis euphorique !

Le monde n’existe plus. La réalité n’a plus aucune emprise sur moi. Il n’y a plus ni ordinateur, ni page, ni mots. Je ne pense plus. Je n’existe plus.

Je ne suis qu’émotion. L’écriture prend vie devant moi. Je ris, je tremble, je suis bouleversée, je suis excitée, je jubile. Je pleure aussi. Et pas facile d’écrire les yeux brouillés. Mais peu importe ! Je deviens ce que j’écris !

Et puis, peu à peu, la cadence ralentit. Je me détache du récit, je reprends pied avec la réalité. Mais je n’atterris pas tout de suite.

Je me sens importante. J’ai l’impression d’être utile. Je sais que j’ai une place dans ce monde. Je suis quelqu’un ! Peu importe tous les soucis quotidiens, tant que j’écris, le monde est à mes pieds.

Et rien ni personne ne peux me détourner de l’écriture. Parfois, je la délaisse. Parfois, elle me laisser tomber. Mais nous nous retrouvons toujours.

Je ne sais pas depuis combien de temps je n’ai pas un mis un pied dehors, mon appartement est dans un état déplorable. Mon ventre crie, proteste car l’heure du déjeuner est passée depuis longtemps.

Chut ! J’écris.

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